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mardi 22 mars 2011



circulation

Quand tu conduis, il faut regarder à droite, à gauche, devant, derrière et surtout .. Par terre. C'est plus des nids de poule, c'est des cabanes pour autruche. 100km en pleine ville, sans problème, mais si tu te prends un trou, tu meure. Ici, il n'y a pas une, deux, ou trois voies, il y a une route et un maximum de voiture dedans. Quitte à forcer un peu. Si tu tends bien les bras, y'a moyen que tu puisse conduire la voiture du voisin, c'est pas côte à côte, c'est l'un dans l'autre. Au feu rouge, t'es déjà sur le passage piéton près à écraser le premier qui traverse quand c'est plus son tour. Le roi de la route, on l'appel le "Colectivo", vaut mieux pas être sur ça route, c'est pas un transport en commun, c'est une montagne russe. Le code de la route ? Connais pas, ici c'est le code sur la route, et le bas-côté c'est une voie comme une autre pour éviter le mec qui double en face de toi.
Et sur les trottoirs, c'est pareil. Le flux t'emporte, t'avise d'essayer d'aller à contre sens. Avance, avance, cours, même pas tu tente d'entrer dans un magasin. Faut être sûr de toi, sinon tu finis en petits morceaux sous une paire de pompe. C'est la dur loi de vous savez quoi...






































Oh, Dieu de la consommation, fais marcher ma carte bleue, J'AI PLUS UN ROND !!!

samedi 12 mars 2011

Viens de passer 1h à me battre contre les vagues de l'atlantique sud



vive l'imagination...

Il est 5h, je n'ai pas dormi, la voiture roule vite. Elle me berce. Casque, musique. À moitié allongée sur la banquette arrière, je regarde la nuit, la brume. On quitte Buenos Aires de nuit. Décor presque de science fiction. Un moto blanche nous croise. Mais ! mais ... c'est toi ! La moto s'assombrit jusqu'à disparaitre. Je ne te vois plus. Et là d'un coup dans le noir, ta silhouette tracée par des lignes de lumière bleue. La moto est plus grande, tu es presque allongé dessus, elle est noir mais brille dans la nuit. Je me sens enserrée dans un costume en cuir, les lumières courent aussi sur mon corp. Je me sens importante, tu m'aime. Je me sens importante comme si j'étais la dernière survivante de la seule génération de vie numérique qui est existé. Nous devons sauver le monde. Nous sommes les êtres les plus essentiels de ce monde ! Je me sens forte. Je sens ton premier baiser, on s'aime. Dans le noir, on brille, disque à la main on avance sur de nous, comme dans un film.

5h du matin, après une nuit blanche, Ludmila écoute la BO de TRON et fait un rêve sponsorisé par Disney...

5h du matin, dans la brume




samedi 5 mars 2011




J'ai relu, mais je suis sûr qu'il reste des fautes ...

J'ai joué ma flemmarde, je l'avoue. Mais j'ai eu une semaine digne de Antony Perkins dans le Procès d'Orson Wells. Il a fallut que je m'inscrive à la fac... J'avais déjà écoulé pas mal de démarches administratives en France avant de partir.

Alors, pleine de bonne volonté, à peine arrivée (ah oui, parce que ça m'a pris un mois pour m'inscrire !), je file chez une traductrice officielle pour faire traduire les papiers nécessaires pour la fac : bac et assurance, pour le Visa : acte de naissance et relevé de casier judiciaire. 100 pesos par papier, 20 euro, en tout 80 euro de traduction. Bon okay.
Pour le Visa il me fallait aussi un papier avec mes antécedents pénaux Argentine (je suis arrivée il y 1 semaine, j'ai déjà braqué 3 banques et fais 5 attentats). Soit, je me rends donc au ministère de l'intérieur, section 12 000, bâtiment 50, bureau 242. Pour obtenir ce papier, je dois payer 30 pesos, soit, cela ne fait que 6 euro. J'ai le papier comme convenu au bout d'une semaine (j'aurai pu l'avoir avant mais c'était plus cher). Je récupère quelques jours plus tard mes papiers traduits. La traductrice m'apprends chaleureusement que maintenant je dois aller au Collège des traducteurs pour faire légaliser les traductions, et que cela me coutera la maudite somme de 50 pesos par documents, soit 10 euro x 4... Très bien... Je me rends donc à cet endroit, on me donne un numéro, on m'appel, on me prend mes papiers et on me donne un autre numéro pour les récupérer (ils aiment beaucoup les numéros). J'avais de la chance, il n'y avait que moi, il a suffit de 30 minutes pour obtenir 4 tampons.

Maintenant commence l'inscription. Je dois téléphoner à l'administration centrale de la UBA (université de Buenos Aires) pour obtenir mon numéro d'expedient (?????????). J'appel : "Oh mais non, tu viens directement sur place pour légaliser ton diplôme !" Putain c'est quoi encore que ça ! Je me pointe, ça ferme à 16h, j'arrive à 14h. Je suis bien, je m'en sors bien.
"-Ah mais c'est trop tard, on ne donne plus de numéro pour aujourd'hui !
-.....
-il faut venir tôt, tout les numéros partent très vite, on en donne 500 par jour"
(les numéros pour faire la queue hein, comme à la caf)
Très bien, je me pointe donc le lendemain à 8h, ça ouvre à 9h, et là quelle n'est pas ma surprise devant une queue de ... au moins 1000 personnes, dont les premiers sont arrivés à 5h du mat'.
Le lendemain, je mets donc mon réveil à 6h, j'arrive à 7h, c'est bon, il y a la queue mais ça va, je prends donc place sur le trottoir pour 2h d'attente. 9h, ça ouvre, la queue avance, entre dans le bâtiment, descend au sous sol. Quel excitation ! Je vais avoir mon numéro ! En bas, une vieille secretaire "que ça ce voit que ça fait trop longtemps qu'elle fait ça" me donne mon saint graal, mon numéro : 515. Ouf ! aujourd'hui ça commençait à 250 ! Là je lève les yeux et constate que je suis dans une pièce qui ressemble à une salle d'attente d'aéroport en france un jour de neige, 500 personnes assises partout où elles peuvent avec de quoi attendre pendant la journée entière. Rien d'indiqué, je ne sais pas où je dois aller, ni à quoi va bien pouvoir me servir ce numéro. Il y a des panneaux mais visiblement ils n'indiquent que des choses passés. Bon en gros au bout de 30 minutes, j'ai compris et je m'assois pour 2h30 d'attente.
Mon numéro arrive ! Enfin je vais avoir mon tampon ! Je m'avance au guichet tremblante.
"- Bonjour je viens faire légaliser mon diplôme du secondaire français.
  -Oui, tu me le donne avec la traduction... oui très bien, tu viens par ton ambassade ?
  -Oui, voila le papier.
  -Tu viens pour suivre une carrière ou pour un post-grade ?
  -????? euh ... une carrière ??...
  -Ok, tu as des photocopies de tout ça ?
  -Non ! (Et là c'est le drame)
  -Tu sors et tu vas me faire des photocopies.
  -Mais euh ... mon numéro après ?
  -Tu reviens me voir directement." (Ouf)
Je sors faire des photocopies, je reviens.
"- Voilà les photocopies
  -ah mais attends c'est un diplôme du secondaire ça !
  -euh ba .. oui
  -Mais ça ne va pas pour un post-grade !
  -Mais j'ai dis que je venais pour une carrière !
  -Non, m'enfin c'est pas grave, tu me donne ton numéro d'expédient.
(je l'avais complètement oublié lui)
  -Ba je ne l'ai pas, on m'a dit de venir directement ici.
  -Mais non, j'ai besoin de ce numéro
(Ludmila va soit tomber dans les pommes, soit tuer ce mec)
   -Tu monte au premier étage, bureau 4 et tu demande ce numéro."
Je monte, je fais la queue, je demande ce putain de numéro, je redescends, on me fait mon tampon que je paye 3 pesos, je remonte, comme on me l'a demandé, au bureau 4 pour un autre tampon.

Ça y'est ! 5h d'attente pour 2 tampons, maintenant j'ai plus qu'à aller à la cité universitaire pavillon 3 pour finir l'inscription. J'y vais donc le lendemain. J'arrive dans un bâtiment aussi grand que toute la fac de Nanterre. Je dois aller où ???
Je trouve, je fais la queue bien sûr, mais il me manque en formulaire, que je vais chercher, que je paye 10 pesos (5euro). Et enfin ça y'est je suis inscrite.

J'ai voulu faire mon Visa, pour ça il faut retirer son numéro sur internet pour éviter de venir faire la queue à 5h du matin, bonne initiative. Le bureau est ouvert de 7h à 14h (comme si j'étais la seule à vouloir un visa). Je me connecte sur le site du ministère de l'immigration et je commence à essayer de faire ma demande de rendez vous en ligne. On me demande le numéro de mon relever d'antécedents pénaux en Argentine et là allez savoir pourquoi, on me dit que le numéro est invalide. J'ai essayé 50 fois avec tout les numéros de la feuille et de toutes les manières possible, avec la main gauche, droite et les pieds, impossible. En fouillant un peu plus sur le site, je me rends compte qu'il manque au moins 3 papiers que personnes ne m'a jamais dit d'amener, ça encore c'est pas grave, depuis le début personne ne sait jamais ce que je dois présenter et ça passe toujours, mais surtout que le Visa coûte 600 pesos soit 100euro. Donc je ne ferai pas de visa et c'est la dernière fois que j'inonde mon blog avec un texte aussi long. Mais quand même je trouve que c'est une aventure qui valait la peine d'être raconter. L'administration française ! De la rigolade maintenant !